L’UE enjoint au Tchad d’arrêter Omar Al-Bachir

Le Monde La chef de la diplomatie de l’Union européenne, Catherine Ashton, a exhorté jeudi 22 juillet le Tchad à remplir ses obligations légales et à arrêter le président soudanais Omar Al-Bachir, présent sur son territoire et recherché par la Cour pénale internationale (CPI).

La haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères s’est dite « préoccupée par la visite du président Omar Al-Bachir au Tchad » pour participer au sommet de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (CEN-SAD), indique un communiqué de sa porte-parole. Elle y rappelle « l’importance pour tous les Etats membres des Nations unies d’appliquer les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU », « exhorte le Tchad à respecter ses obligations dans le cadre du droit international » et l’appelle « à arrêter et à déférer ceux qui sont inculpés par la CPI ».

« L’UE soutient ardemment la CPI et le combat contre l’impunité », ajoute le communiqué. « Les crimes les plus graves pour la communauté internationale dans son ensemble, comme le génocide, les crimes contre l’humanité et crimes de guerre, ne doivent pas rester impunis. Les poursuites doivent être garanties par des mesures tant nationales qu’internationales », ajoute le texte de l’UE. Mme Ashton ne mentionne toutefois aucune mesure éventuelle de rétorsion de l’UE à l’encontre du Tchad au cas où ce pays n’obtempérerait pas.

Crimes de guerre et crimes contre l’humanité

M. Al-Bachir est arrivé mercredi après-midi dans la capitale tchadienne. Les deux pays ont entrepris depuis janvier de normaliser leurs relations après cinq ans de guerre par rébellions interposées. Le gouvernement tchadien a choisi de suivre la position de l’Union africaine (UA), qui a décidé de ne pas coopérer avec la CPI après l’émission en mars 2009 d’un premier mandat d’arrêt contre M. Al-Bachir pour crimes de guerre et contre l’humanité au Darfour, région de l’ouest du Soudan en guerre civile depuis sept ans (300 000 morts selon l’ONU, 10 000 d’après Khartoum). L’UA a maintenu cette position après le second mandat de la CPI, lancé ce mois-ci, pour génocide au Darfour.

Mercredi, le ministre tchadien de l’intérieur, Ahmat Mahamat Bachir, avait assuré qu’Omar Al-Bachir n’aurait « rien à craindre » durant son séjour à N’Djamena, la capitale du pays.

Les préoccupations de l’UA sont exprimés dans ce communiqué (en anglais).

Le communiqué de l’UE se trouve ici (en anglais).

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