Les Parlementaires européens rédigent un rapport sur la Stratégie conjointe UE-Afrique

Le Parlement européen a publié une première ébauche de rapport sur la Stratégie conjointe UE-Afrique, ainsi que sur le rôle de celle-ci. Les Parlementaires se réjouissent qu’un an après l’adoption de la Stratégie conjointe UE-Afrique, les composantes principales de l’architecture institutionnelle sont finalement mises en place.

Dans ce rapport est réitérée la demande auprès des Commissions de l’UE et de l’UA afin qu’elles activent les démarches pour impliquer davantage les Parlements européen et pan-africain dans la mise en œuvre, le suivi et le guidage politique de la Stratégie conjointe, qui correspondent à leur statut de composantes-clés dans l’architecte institutionnelle. Ce rapport prend note du fait que la 11ème Troïka ministérielle Afrique-UE a avalisé le premier rapport intérimaire annuel, cependant le Parlement européen a regretté que ce rapport ait été établi sans consultation préalable ni contribution formelle des Parlements européen ou pan-africain.

Le rapport suggère que les représentants des entités compétentes des Parlements pan-africain et européen soient présents au cours des discussions de la Troïka ministérielle précédant l’adoption du rapport conjoint intérimaire annuel. Les représentants exposeraient à la Troïka ministérielle les suggestions et recommandations des Parlements relatives au rapport intérimaire annuel conjoint. Les rapports ultérieurs pourraient alors faire état de la manière dont ces recommandations ont été prises en compte. Enfin, les Commissions de l’UE et de l’UA sont invitées à simplifier les procédures pour garantir que le dialogue avec les Parlements est effectif et fluide, et non déterminé pas des délais inacceptables, vu les spécificités procédurières de chacune de ces entités.

Le rapport met en exergue l’engagement de la société civile et des acteurs non-étatiques et insiste sur le fait que si la Stratégie conjointe doit être un « authentique partenariat à large spectre et centré sur la multiplicité des populations », alors il faut effectivement impliquer la société civile et faciliter sa participation concrète dans le travail des entités chargées de mettre en œuvre la Stratégie. Il accueille favorablement le rôle de l’ECOSOC de l’UA, assimilé à un véhicule chargé de construire un partenariat entre les Gouvernements africains et la société civile. Il s’inquiète cependant du faible niveau d’implication de la société civile africaine dans la mise en œuvre de la Stratégie conjointe et requiert des efforts immédiats, particulièrement du côté africain, pour mettre sur pied, en étroite coopération avec les participants intéressés, des procédures pour l’identification, le réseautage et l’engagement efficace des représentants africains des acteurs non-étatiques.

Le Parlement européen a l’attention de générer en son sein la coordination et la synergie nécessaires entre toutes ses entités afin d’appuyer la mise en œuvre et la supervision de la Stratégie conjointe. Selon son point de vue, il est regrettable que la composante parlementaire doive encore être incorporée dans la stratégie conjointe d’une façon qui ait du sens. Il est nécessaire que le Parlement européen et le Parlement pan-africain deviennent de véritables acteurs de la stratégie.

Dans le futur, le Parlement pan-africain et le Parlement européen devraient nourrir les débats de la Troïka ministérielle sur le rapport intérimaire conjoint annuel, qui fera état des progrès enregistrés dans l’application de la Stratégie conjointe. Les rapports annuels ultérieurs devraient expliquer la manière dont les observations du Parlement ont été prises en compte, et si ce ne fut pas le cas, il faudra qu’ils en expliquent la raison.

Les deux parlements devraient aussi jouer un rôle majeur dans le Groupe des experts conjoint et dans le Groupe de travail UA-UE. En outre, leurs procédures de prise de décision devraient aussi faire partie des futures discussions.

Selon les observations du Parlement, bien que les différentes composantes de l’architecture institutionnelle ont plus ou moins été mises en place, il n’y a que très peu de progrès concrets sur le terrain par rapport à la majorité des huit partenariats thématiques. Vu que le premier plan d’actions s’étend sur la période allant jusque 2010, il sera nécessaire d’apporter certaines améliorations si l’on veut respecter les ambitieux objectifs fixés. Que ce soit en Afrique, ou également en Europe, la crédibilité d’une stratégie « de la population à la population » dépend de sa capacité à atteindre des résultats tangibles, ce qui signifie une réelle amélioration de la qualité de vie des populations africaines.

Le document officiel -pdf

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