Document de réflexion du Centre d’études pour l’intégration européenne (ZEI) : L’intégration régionale africaine et le rôle de l’Union européenne

L’intégration régionale africaine a connu un remarquable renouveau depuis l’établissement formel de l’Union africaine (UA) en 2002. Suite au Traité d’Abuja, entré en vigueur depuis 2004, il a été envisagé de créer en six étapes, d’ici 2028, une Communauté économique africaine. De même, suivant le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), a été lancée en 2002 l’initiative imposée par l’Union africaine de créer le Mécanisme africain du NEPAD d’évaluation par les pairs (procédé propre à l’UA), en vue de mesurer la bonne gouvernance… L’Union africaine est devenue le cadre d’un nouveau régionalisme africain.

Le renouveau de l’intégration africaine est impressionnant, promis à de beaux succès et innovateur. Ce n’est pas seulement une opération rhétorique mais une reconnaissance substantielle de la nécessité de redéfinir les paramètres de développements politique, socio-économique et sécuritaire au sein du continent africain.

(1) L’indépendance des Etats-nations africains a été accompagnée et appuyée par l’Organisation de l’Unité africaine (OUA), fondée en 1963. L’OUA était poussée par une impulsion anti-coloniale et avait pour objectif de protéger la souveraineté de chaque état africain. Une des priorités de l’OUA était d’empêcher la révision des frontières, souvent délimitées de manière artificielle durant l’époque coloniale. La non-intervention dans les affaires intérieures est devenue la principale application du principe de protection de la souveraineté nationale. L’OUA n’a pas réussi à lier le principe de souveraineté nationale avec le principe de souveraineté populaire, qui est lui-même attaché aux principes des droits de l’Homme, de la règle de Droit, de la responsabilisation démocratique et de la bonne gouvernance. Le déclin économique de l’Afrique entre les années 1970 et 1990 est devenu un stéréotype presque envahissant, renforcé par la triste réalité des guerres civiles et des états en décomposition, des régimes en déliquescence et de la mauvaise gouvernance généralisée. Pour certains, l’Afrique était d’ores et déjà considérée comme un continent perdu.

(2) Jusqu’au tournant du siècle, l’image de l’Afrique dans le monde était devenue flouée par les stéréotypes négatifs et largement perçue comme un condensé d’expériences de frustration et de déclin. Les exemples positifs de quelques histoires à succès africaines n’ont pas servi de modèles pour les autres pays. En réalité, les exemples positifs sont devenus les tristes exceptions d’une norme faite de déclins et de désastres.

Télécharger le document complet (seulement en anglais)

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