Conférence ministérielle euro-africaine sur la migration et le développement

La seconde Conférence ministérielle euro-africaine sur la migration et le développement, durant laquelle les partenaires africains et européens ont constaté le renforcement du dialogue dans le cadre du processus de Rabat, et l’existence d’un consensus euro-africain sur une approche globale des migrations, s’est tenue à Paris le 25 novembre 2008.

Les parties prenantes se sont aussi davantage dans le développement d’une relation véritablement opérationnelle en adoptant un programme de coopération pluriannuel pour une gestion équilibrée et concertée des migrations en Afrique occidentale. La Commission européenne soutient le dialogue euro-africain sur la migration et le développement, et continuera de jouer un rôle moteur dans sa concrétisation au travers d’initiatives de coopération.

La Conférence de Paris s’inscrit dans le cadre du processus lancé à Rabat en juillet 2006, à l’occasion de la première conférence euro-africaine sur la migration et le développement. Le processus de Rabat réunit les Etats membres de l’Union européenne et les Etats d’Afrique de l’Ouest; il constitue un exemple unique et innovant de coopération régionale dans le domaine de la migration entre pays d’origine, de transit et de destination situés le long d’une même route migratoire.

« Nous avons parcouru un chemin important: le dialogue euro-africain sur la migration est devenu une réalité. Privilégions désormais l’action concrète comme condition de la crédibilité de notre engagement » a indiqué Jacques Barrot, Vice-président de la Commission européenne responsable pour la migration.

Benita Ferrero-Waldner, Commissaire chargée des relations extérieures et de la politique européenne de voisinage a ajouté: « Je suis convaincue de la pertinence de l’approche de responsabilité partagée entre les pays d’origine, de transit et de destination ainsi que de la nécessité de s’engager dans un dialogue fort et équilibré sur l’ensemble des questions relatives à la gestion des flux migratoires. Les pays nord-africains du voisinage sont intéressés dans la facilitation d’octroi de visas ainsi que les perspectives de migration légale temporaire, mais l’Union européenne a aussi des attentes en matière de réadmission et de protection internationale. »

Le dialogue euro-africain sur la question des migrations, encore inexistant voici quelques années, s’exprime aujourd’hui non seulement au niveau régional dans le cadre du processus de Rabat, mais également au niveau continental, au travers du dialogue entamé en 2007 à la suite du Sommet de Lisbonne entre l’Union européenne et l’Union africaine, et au niveau bilatéral dans le cadre des relations entre les Etats membres de l’Union européenne et les Etats africains. L’Union européenne est attachée à ces différents niveaux de dialogue qu’elle veut franc et ouvert, fondé sur la concertation et la conciliation des intérêts réciproques.

La Conférence de Paris témoigne de l’évolution du regard porté sur la migration. Si l’Union européenne insiste auprès de ses partenaires africains sur la mise en place d’une politique responsable de prévention et de réduction de la migration clandestine ainsi que sur la mise en œuvre par chacun de ses obligations de réadmission, ces éléments ne constituent qu’un aspect dans le cadre d’une politique migratoire globale, qui envisage également la manière de mieux organiser la migration légale et de promouvoir positivement le lien entre la migration et le développement dans l’intérêt des pays d’origine. Cette approche globale de la migration est aujourd’hui promue tant par l’Europe que par l’Afrique, malgré la situation différente de leurs pays et la manière différente dont ils peuvent vivre ou percevoir la migration.

Africains et Européens ont commencé à concrétiser leur engagement au travers diverses initiatives de coopération. La Commission européenne, qui a lancé au cours de ces trois dernières années plus d’une centaine de projets dans le domaine de la migration en Afrique, joue ici un rôle moteur. Elle appuie par exemple la mise en place en Afrique de centres d’information et de gestion des migrations tel le Centre malien d’Information et de Gestion des migrations; elle contribue au renforcement des capacités des pays africains à gérer les migrations; elle promeut une coopération accrue – notamment en matière de migration légale – dans le cadre de partenariats pour la mobilité, ou encore en lançant des initiatives spécifiques en matière de migration et développement. Dans ce cadre, elle veille également à promouvoir le respect de la dignité des personnes et la protection de ceux qui en ont besoin.

La Conférence de Paris et le Programme de Coopération qui y sera adopté offrent cette opportunité aux partenaires africains et européens de confirmer leur engagement politique à traiter ensemble les questions migratoires le long de la route ouest africaine. La réalisation de cette opportunité requerra la mobilisation de tous les partenaires étatiques en vue d’assurer les ressources nécessaires à la réalisation du programme de travail commun.

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