Les ONG européennes se félicitent du fonds de 1 milliard € pour aider les fermiers mais demandent des mesures a long terme

CONCORD, la confédération européenne des ONG d’urgence et de développement qui représente plus de 1600 ONG, se félicite de cette proposition et demande que des mesures décisives soient prises sur le long terme. « C’est une bonne occasion pour l’Union européenne de faire preuve de leadership et de montrer sa solidarité avec les agriculteurs du monde en développement », explique Tom Arnold CONCORD du groupe de travail sur les questions de sécurité alimentaire de CONCORD.

Dans les pays en développement, les petits agriculteurs sont à la base de la chaîne alimentaire car ils fournissent la plupart des produits alimentaires de base. Ils savent mieux que quiconque comment répondre aux besoins de leur communauté. Comme a expliqué hier, lors d’une audition au Parlement européen, Ndiogou Fall, un paysan sénégalais Président de ROPPA, le réseau des organisations paysannes et de producteurs de l’Afrique de l’Ouest : « Ce fonds doit être transparent et assurer la participation et la responsabilisation des petits agriculteurs familiaux et de leurs organisations ».

Les ONG européennes soutiennent cette position et pensent que l’aide européenne au développement doit être investie dans l’amélioration des capacités de production des agriculteurs, grâce à une pluralité de méthodes agricoles, mais doit aussi permettre l’accès des fermiers à la terre et aux marchés locaux et les aider à optimiser leurs connaissances quant à la biodiversité.

Des processus de développement soutenable sont essentiels pour assurer la sécurité alimentaire. L’Union européenne et ses partenaires doivent se pencher sur une stratégie à long terme. Olivier Consolo, Directeur de CONCORD, explique : « Grâce à ce fonds, l’Union européenne apporte une solution indispensable à court terme pour contribuer à résoudre la crise alimentaire. A plus long terme, une réponse systémique à la crise reste nécessaire. C’est pourquoi, les ONG européennes continuent à plaider pour que les politiques de l’Union européenne soient plus cohérentes et favorisent le développement durable ».

Le monde est confronté à une véritable crise alimentaire mondiale. Partout dans le monde en développement, un nombre toujours plus grand de personnes vulnérables n’ont plus les moyens de se nourrir. Depuis 2000, le prix du blé sur les marchés internationaux a triplé, et celui du maïs a plus que doublé.

Le commerce, l’agriculture, l’environnement, l’énergie et d’autres politiques ont une incidence sur le développement durable. L’Union européenne doit libérer rapidement ce fond d’un milliard d’euros, mais aussi réexaminer l’impact de ses politiques sur les pays en développement. CONCORD espère que les discussions sur la politique agricole commune seront l’occasion de réfléchir à des mesures à long terme pouvant améliorer la sécurité alimentaire européenne et internationale.

Contact : An Van Goey, chargée d’affaires politiques à CONCORD : an.vangoey@concordeurope.org – Tél. +32 (0) 2 743 87 93.
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