11ème Sommet de l’Union Africaine : résumé des conclusions

Le 11ème Sommet de l’Union Africaine a officiellement pris fin le 1er juillet en Égypte, avec quelques nouvelles conclusions sur le Zimbabwe, sur le gouvernement de l’Union Africaine et sur l’audit de l’UA.

Le Conseil Exécutif (CE) devait prendre les majeures décisions « afin de donner un air frais aux organes de l’organisme continental et supprimer les doutes sur son efficacité». Selon le Président PRC, l’Ambassadeur de Tanzanie Mohamed Maundi, la réunion PRC a accepté 19 recommandations sur le rapport d’audit, en a rejeté 22 et en a renvoyé 52 autres à la Commission de l’Union Africaine. Le Président de la Commission de l’UA, M. Jean Ping, prenant la parole à l’ouverture de l’Assemblée des chefs d’Etat et de gouvernement, a présenté les grandes réformes qu’il entend mener pour améliorer son institution. Il a mentionné l’importance de prendre en considération les recommandations suggérées dans le rapport d’audit de l’UA et donner la priorité aux valeurs de compétence, expérience, efficacité et justice, ainsi que la dévotion à l’UA.

En outre, il a révélé qu’il avait commencé un certain nombre de réformes visant à améliorer les résultats de l’Union Africaine et renforcer l’initiative et la capacité d’exécution. Le Président de la Commission de l’UA souhaite également promouvoir l’esprit d’équipe, la gouvernance d’entreprise et la bonne circulation de l’information. «Il s’agira d’optimiser le fonctionnement des différentes structures de la commission et de renforcer les mesures visant à rendre plus crédible et plus transparente la gestion des précieuses ressources financières et matérielles mises à notre disposition», a commenté M. Ping.

Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) a présenté son rapport sur la situation en matière de sécurité en Afrique à l’Assemblée. Dans le rapport étaient rassemblées des conclusions sur l’état d’avancement de la paix et de la sécurité sur le continent : les pays comme le Burundi, la Côte d’Ivoire, la République centrafricaine et les Comores montrant des améliorations et, encore, de nouvelles tensions émergeants dans des pays tels le Soudan, le Tchad et la République démocratique du Congo, avec « l’impasse persistante » en cours entre l’Éthiopie et l’Érythrée. « Au Kenya, affirme le rapport, l’après-crise issue des élections dans le pays a été surmonté avec la signature, le 28 février, de l’Accord national et le droit de réconciliation ».

Le 11ème Sommet de l’UA a en outre été éclipsé par la présence du président réélu zimbabwéen Robert Mugabe. Les dirigeants africains étaient divisés sur la question du Zimbabwe et se sont abstenus de critiquer Mugabe. Néanmoins, certains dirigeants ont ouvertement critiqué Mugabe, comme le Premier ministre du Kenya, Raila Odinga, et le Vice-président du Botswana, Mompati Merafhe, qui a affirmé que permettre à Mugabe de participer au Sommet de l’UA a donné « une légitimité inqualifiable à un processus qui ne peut être considéré comme légitime ». D’autres personnalités telles que le Président sud-africain Thabo Mbeki ont opté pour la poursuite du dialogue. L’UA est finalement parvenue à un compromis sur la décision de demander aux partis politiques du Zimbabwe d’engager un dialogue visant à mettre en place un gouvernement d’unité nationale.

Le débat sur la création du gouvernement de l’UA a commencé à Accra, mais en ce qui concerne l’opportunité ou non de former un gouvernement continental, comme première étape vers les États-Unis d’Afrique, les discussions n’ont pu se conclure à Charm El-Cheikh, en Egypte. Les Chefs d’Etat participant au Sommet ont décidé de reporter la question à leur prochain sommet en janvier 2009 à Addis.

Du moment que l’organisation des Sommets de l’UA en juillet semble causer certains problèmes, la Libye a proposé d’accueillir les sessions de juillet de l’UA jusqu’en 2010. Cette proposition libyenne a été enregistrée dans le projet d’ordre du jour de la 16ème session du Comité des représentants permanents (CRP). Ce rapport souligne que plusieurs États ont présenté leurs excuses pour ne pas être en mesure d’accueillir les sessions en raison de « circonstances particulières ».

Ainsi, l’offre de Tripoli assure la tenue des sessions de juillet à Syrte jusqu’en 2010 avec toutes les commodités nécessaires, a affirmée un diplomate d’Afrique francophone à l’agence de presse APA en marge de la réunion des représentants permanents des 53 États membres. L’Ouganda a également présenté une proposition d’accueillir la session ordinaire de juillet 2010 du Sommet de l’Union Africaine, a déclaré une source fiable. L’offre, déjà présentée en mai 2008, est en cours d’examen par le Comité des représentants permanents (CRP), réunis à huis clos pour discuter d’une série de questions politiques, diplomatiques, culturelles, humanitaires et environnementales. Une décision sur qui sera l’hôte du Sommet sera prise prochainement.

En outre, les journaux ont fait remarquer que le Maroc est toujours inclus dans les livres comptables de l’Union Africaine en dépit de son retrait de l’organisme continental en 1984. La raison en est que, même si le Maroc a quitté l’organisation, il doit encore des arriérés de contribution, selon une source proche du sous-comité finance de l’UA. Si le Maroc adhère à nouveau à l’organisation, il sera tenu de payer les arriérés. Selon la commission, ne pas mentionner les arriérées du Maroc donnerait la fausse ou indésirable impression que « Rabat n’était plus un membre de l’Organisation Africaine ». En 1984, Rabat a congelé ses activités au sein des organes de l’Organisation pour l’Unité Africaine (maintenant appelée « Union Africaine ») à la suite de la reconnaissance par l’organisation du Front Polisario, qui revendique la souveraineté sur le Sahara occidental, que le Maroc considère comme une partie de son territoire.

Enfin, il a été décidé qu’un sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernements africains sur les réfugiés est prévu pour novembre en raison de « certains nouveaux et inquiétants développements qui sont en train de se vérifier en ce qui concerne les déplacements forcés de certaines populations ». Le sommet extraordinaire examinera le sort personnes rapatriés et des personnes déplacées qui font face aux pires conditions de vie dans leur zones de déplacement « précaires et risquées ». La note constate que des peuples déplacés et rapatriés continuent de devoir lutter contre des questions de sécurité précaire outre ceux du changement climatique et de la crise alimentaire.

Ces facteurs négatifs, ajoute le document, « affectent le continent africain et éclipsent les progrès accomplis dans de nombreux pays», comme le Burundi, la Côte-d’Ivoire et le Kenya. On compte environ 15 millions de personnes déplacées et trois millions de réfugiés en Afrique.

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