Union Africaine : la réunion du G8 souligne le renforcement des capacités pour l’architecture africaine de paix

Dans le cadre de la structure conjointe du Plan Afrique/G8 visant à renforcer les capacités de l’Afrique à entreprendre des opérations de maintien de la paix, la consultation annuelle entre la Commission de l’Union Africaine (UA), les membres de l’Union Africaine de paix et de sécurité (COPS), les mécanismes régionaux pour la prévention des conflits, de gestion et de résolution, les représentants des pays membres du G8, l’Union européenne (UE), l’Organisation des Nations Unies (ONU) et d’autres partenaires a eu lieu à Addis-Abeba, en Ethiopie, le 13 juin 2008.

Selon un communiqué publié par la Commission de l’UA, certains partenaires de l’UA ont rencontré des difficultés à fournir des fonds au Département Paix et Sécurité à la suite de l’absence de capacités suffisantes. La réunion a noté que des progrès avaient été réalisés dans la résolution des conflits que connaît le continent, et ont partagé l’opinion selon laquelle il faut poursuivre des efforts soutenus pour consolider la paix là où elle a été restaurée, ainsi que pour prévenir et résoudre les conflits émergents.

« A cet égard, la réunion de consultation a reconnu le rôle clé joué par le Conseil de paix et de sécurité (CPS de l’UA) et l’interaction croissante entre cet organe et le Conseil de sécurité des Nations Unies, comme le montrent les réunions désormais annuelles entre ces deux organes », affirme le communiqué. Ainsi, la réunion a souligné la nécessité de renforcer la capacité globale de la Commission, y compris l’amélioration et la rationalisation des procédures, en vue de renforcer la gestion financière et la capacité de l’UA

« Tout en reconnaissant les progrès accomplis à ce jour en instituant l’Architecture de Paix et Sécurité en Afrique (APSA), qui comprend de nombreux éléments, tels que le système d’alerte précoce, le Comité des sages et de les brigades de veille, nous ne pouvons être complaisants avec la situation actuelle», a déclaré M. Kinichi Komano, Ambassadeur du Japon en Éthiopie et Représentant permanent auprès de l’UA. M. Komano, qui a co-présidé la réunion en tant que représentant de la présidence du G8, a affirmée à la PANA que l’APSA était encore à compléter en termes de bon fonctionnement. « Par conséquent, le défi est encore énorme. Nous devons mettre davantage l’accent sur le renforcement des capacités du Département Paix et Sécurité de l’UA, sur la coordination des donateurs afin d’éviter les doubles emplois et créer une synergie entre les différents donateurs, dont le nombre augmente de plus en plus », a-t-il ajouté.

Bien que l’Union Africaine ait mis en place un certain nombre de programmes pour la consolidation de la paix et la prévention des conflits en Afrique, le problème principal est représenté par le financement de ces initiatives à travers la sensibilisation et la participation de la communauté internationale.

« Une fois que vous diffusez autour de vous une prise de conscience de ce que vous faites, la sensibilisation des programmes et des défis à venir, alors vous êtes plus ou moins en train de mettre sur le marché vos activités et vos programmes qui convainquent ces témoins de la promotion de la paix dans le monde à fournir les fonds nécessaires», a affirmée l’ambassadeur du Nigeria M. Obioma Philip Oparah. M. Oparah, qui a co-présidé la Consultation à titre de président de la CFP en juin 2008, a rappelé à la PANA que – une fois convaincu que les Africains sont en train de bien faire les choses et qu’il existe des défis importants qui peuvent menacer la paix et la sécurité internationale – les donateurs augmenteraient le financement : « apprécions le fait qu’ils (les donateurs) font quelques efforts. Ces efforts ne sont toutefois certainement pas suffisants. »

« La Commission de l’UA et les chefs d’Etat africains font également pression sur les donateurs afin qu’ils augmentent leur financement en vue des opérations africaines de maintien de la paix », a-t-il ajouté. Selon l’ambassadeur, le mécanisme de financement exige que les donateurs soient régulièrement informés sur la manière dont leurs fonds sont utilisés. « Nous les maintenons informés sur les activités de la CFP. Nous avons trop de crises en Afrique. Si nous laissons tout cela uniquement à la responsabilité des pays africains, nous ne pouvons certainement pas maintenir la paix. C’est pourquoi il a été jugé nécessaire par nos dirigeants de demander l’aide de nos partenaires », a affirmé M. Oparah.

Pendant ce temps, les partenaires de l’UA ont promis leur appui pour la mise en œuvre de l’ASF et la construction de la capacité requise, y compris la police et les composantes civiles, d’ici 2010. La Consultation s’est félicitée de la décision de l’Allemagne de financer jusqu’à 20 millions d’euros un nouveau bâtiment pour le Département Paix et Sécurité pour accueillir du personnel supplémentaire et fournir les installations nécessaires pour s’acquitter efficacement de son mandat. Plusieurs partenaires de l’UA ont étendu leur appui financier, technique et logistique pour les opérations de paix et le développement des capacités. Il s’agit notamment de la Belgique, du Canada, du Danemark, de la Finlande, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Japon, des Pays-Bas, de l’Espagne, de la Suède, du Royaume-Uni et des États-Unis, ainsi que de l’Union européenne, des Nations unies et de ses agences.

Communiqué est seulement en anglais


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