Stratégie conjointe UE – Afrique : difficile pour les OSC africaines et européennes de s’engager

Mademoiselle Kurat, employée de VENRO, plate-forme d’ONG allemandes, a été invitée par Skop, plate-forme maltaise de 13 ONG, pour exposer une présentation globale des structures et des relations UE – Afrique. Dans son entrevue au ‘Times’, elle a mis en exergue que beaucoup de choses sont actuellement mal mises en œuvre du côté de l’UE.

De son point de vue, « les subsides envers l’agriculture sont en train de détruire le marché africain. D’un côté, l’UE fournit une assistance pour aider l’Afrique à se développer, de l’autre elle envoie simultanément du poulet congelé à bas prix, ce qui met en péril les marchés régionaux du continent africain, par exemple. C’est un problème majeur.» Elle a également fait référence à décembre dernier, lorsque l’UE et l’Union africaine ont signé la Stratégie UE – Afrique, visant à améliorer la coopération entre les deux continents, forgeant par là un partenariat nouveau et plus fort. Ce partenariat avait pour objectif de rétrécir le fossé du développement entre les deux continents, en renforçant la coopération économique et en promouvant le développement durable, en vivant côte à côte dans la paix, la sécurité, la prospérité, la solidarité et la dignité humaine.

La stratégie UE – Afrique se concentrait sur l’aide au développement mais également sur bien d’autres questions, y compris la sécurité, les migrations, le changement climatique, la politique énergétique et la société d’information. Elle a été élaborée en tenant compte d’une multiplicité d’acteurs, les gouvernements et la société civile inclus.

Mlle Kurat est convaincue que l’UE, bien qu’elle ait toujours montré une vision très positive sur papier, a plus de difficulté pour mettre en oeuvre cette stratégie. « La clé du problème, c’est de savoir comment impliquer la société civile des deux continents pour mettre en œuvre un partenariat… La société civile est très faible au sein des états africains, et dans certains de ces pays, on cherche encore à l’affaiblir. Nous avons besoin de temps supplémentaire pour impliquer la société civile, en Afrique, et en Europe.

Dans son optique, la chose la plus importante dans l’aide au développement est de garantir aux états africains que ce sont eux qui vont décider de la façon dont ils vont utiliser cette aide. Malheureusement, les partenaires européens et africains n’étaient pas sur le même pied. Il était difficile d’arriver à cette équité, vu les pressions exercées en Europe par les lobbys industriels européens. « Si les différences entre les deux continents ne sont pas réduites, nous ne pourrons pas vivre dans un climat pacifique, et des migrations illégales se produiront. C’est donc dans l’intérêt de l’UE d’aider au développement du continent africain », a-t-elle commenté.

Enfin, pour mettre en oeuvre la stratégie et la rendre réelle, les deux parties doivent faire leur devoir, a-t-elle déclaré. L’aide ne devrait, par exemple, pas arriver au sein des gouvernements qui violent les Droits de l’Homme. Mais la population n’a pas à être punie à cause de son gouvernement. Pour résoudre ce problème, les fonds devraient parvenir directement aux gens, après avoir été canalisés et redistribués par les ONG internationales.

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