Présentation de l’audit de l’Union africaine

Le thème de l’année choisi pour le Sommet de l’UA avait trait au « Développement industriel pour l’Afrique » en référence au Plan d’actions élaboré par les Ministres de l’Industrie et présenté à l’Assemblée l’année passée.

Lundi, avant l’ouverture officielle du Sommet, les Ministres des Affaires étrangères de l’Union africaine ont commencé à examiner le rapport de l’audit de l’Union africaine préparé par un panel d’experts de haut niveau. Celui-ci s’étend de manière exhaustive sur le fonctionnement de la Commission qui est décrite comme une « institution défaillante » après seulement quatre ans d’existence. Ce document a été rédigé après trois mois de travaux, analyse l’Union africaine comme un tout et propose 172 recommandations.

Le rapport de l’audit évalue la performance de l’Autorité des Chefs d’Etats, du Conseil des Ministres du PRC (l’institution rassemblant les ambassadeurs accrédités par l’UA), du Parlement pan-africain et de l’ECOSOC (le Conseil économique et social). Parmi les constatations les plus importantes, le panel d’experts a qualifié la relation liant le Président de la Commission, le Vice-Président et les huit commissaires de défaillante, entre les chevauchements de portefeuilles, les problèmes d’autorité et de fiabilité, et les objectifs imprécis et mal définis. De plus, le manque d’autorité adéquate a aussi amené de la tension entre les commissaires et les équipes les entourant. Les experts ont fait état d’un manque de supervision dû aux absences répétées des Commissaires et du peu de moral présent au sein du personnel. En outre, peu de commissaires et de directeurs peuvent se targuer d’avoir des relations respectueuses et fructueuses. Il a été dit des départements qu’ils travaillaient chacun de leur côté. Les auditeurs ont proposé une série de recommandations afin d’aborder ces questions, y compris la nomination des Commissaires et du Président de l’UA.

La Commission de l’UA a regretté que le planning de l’audit n’ait pas permis au panel d’experts d’approfondir les questions en vue de résoudre les dysfonctionnements. Préalablement à la publication officielle de l’audit, le Professeur Adebayo Adedeji, à la tête du Panel d’experts, avait encouragé toutes les organisations de la société civile à participer à l’évaluation indépendante des performances de l’UA, en soumettant leurs commentaires, opinions, analyses et critiques par courrier électronique, afin de renforcer l’implication de la société civile dans la transformation de l’UA. Cependant, les dirigeants africains ont retardé toute action sur l’audit et ont nommé un comité composé de douze Chefs d’Etats, afin que ceux-ci soumettent des propositions à examiner au cours du prochain Sommet de l’UA au Caire. Le Comité de 12 membres, ouvert à la Tanzanie et au Ghana (en tant qu’entités ayant présidé par le passé et présidant actuellement l’UA), basera ses travaux sur le rapport d’audit finalisé, élaboré par le haut panel des éminents experts. La Commission de l’UA a rédigé une première mouture de réponses par rapport aux questions soulevées dans le rapport d’audit.
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